Date:septembre 20, 2019

ORGANISATION DE JOURNÉES D’ETUDES SUR LA CRISE MIGRATOIRE

Les mercredi 18 et jeudi 19 septembre 2019, le Médiateur de la République du Sénégal, dans le cadre du projet DEMOS, a organisé un séminaire international sur le thème suivant : « Les droits humains à l’épreuve de la crise migratoire ».

Outre le Médiateur de la République du Sénégal, Maître Alioune Badara CISSE, ce séminaire à enregistré la présence de :

  • Maître Ali Serifi Maïga, Médiateur de la République du Niger et Président de l’Association des Médiateurs des Pays Membres de l’UEMOA,
  • Monsieur Joao Portugal, Coordinator du Provedor de Justicia du Portugal,
  • Monsieur Rafael Yanes Mesa, Diputado del Comun des Iles Canaries, chef de file du projet DEMOS,
  • Madame Ana Rita GIL, Expert du Portugal, de Madame Patrice Desbonnes, représentante de l’Union Européenne,
  • Madame Ngoné Ndoye ancienne Ministre des Sénégalais de l’Extérieur
  • Madame Nata Samb Mbacké, Administrateur Général du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE).

Plusieurs experts en migration en provenance du Sénégal, des îles Canaries et du Portugal, des membres d’organisations de la société civile et des personnalités indépendantes ont participé aux travaux.

La cérémonie d’ouverture à été rehaussée par la présence de Monsieur Christian Alain Joseph Assogba, Directeur de Cabinet et représentant Monsieur Moïse Sarr, Secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’Extérieur et la deuxième journée par celle de Monsieur Sory Kaba, Directeur Général des Sénégalais de l’Extérieur.

Le séminaire s’est déroulé autour de quatre tables rondes avec pour sous-thèmes respectivement :

  • « Etats des lieux et éléments de réponses »
  • « Bilan des éléments de réponses à la crise migratoire »
  • « Migrations et droits humains »
  • « Propositions de prise en charge des droits des migrants ».

Les échanges entre experts nationaux et étrangers ont permis de noter, entre autres, la violation régulière de l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui consacre le droit de se déplacer librement entre les États. Le non-respect de la convention de Genève de 1951 et la non application du Pacte de Marrakech que beaucoup de pays n’ont d’ailleurs pas encore ratifié ont été aussi relevé ainsi que la nécessaire application de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Aussi, différentes situations de stigmatisation et de xénophobie jusque dans certains États africains à l’encontre d’étrangers venant des pays voisins ou lointains ont été relevées. A ce propos, les récents événements malheureux en Afrique du Sud ont été évoqués et la Conférence a retenu la lecture d’une motion, à la fin des travaux, pour condamner ces actes de xénophobie.

A l’issue des échanges de haute qualité qui n’ont pas occulté la responsabilité de l’Afrique dans la crise migratoire, ni celles de ses dirigeants qui ont enregistré des résultats plus que mitigés dans les politiques de l’emploi des jeunes au niveau de leurs pays respectifs, des perspectives de solutions ont été proposées.

A l’issue de la rencontre, une « Déclaration de Dakar » sur les pratiques de violences xénophobes en Afrique du Sud a été lue et approuvée par acclamation.